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Paradoxes des stoïciens

Cicéron

Langue:
latin
État:
Œuvre complète
Paternité:
Écrite par l'auteur
État du texte:
Texte propre
Étendue:
~6 740 mots · 32 passages
Citer cette œuvre
  • APACicéron. (n.d.). Paradoxes des stoïciens. SigPhi. https://sigphiai.com/fr/works/cicero/paradoxa-stoicorum
  • MLACicéron. "Paradoxes des stoïciens." SigPhi, https://sigphiai.com/fr/works/cicero/paradoxa-stoicorum.
  • ChicagoCicéron. Paradoxes des stoïciens. SigPhi. https://sigphiai.com/fr/works/cicero/paradoxa-stoicorum.

De quoi il s'agit

L'original latin de l'opuscule de 46 av. J.-C. où Cicéron défend six thèses stoïciennes qui semblent incroyables.

Contexte et histoire

Les six paradoxes sont ceux que les stoïciens eux-mêmes appelaient ainsi : que seul l'honnête est bon ; que la vertu suffit au bonheur ; que toutes les fautes sont égales ; que tout insensé est fou ; que seul le sage est libre ; et que seul le sage est riche. Cicéron n'y fait pas de philosophie d'école mais un exercice déclaré : éprouver si ces thèses, que le Portique démontrait par une logique sèche, peuvent se défendre avec l'éloquence du forum, devant des gens ordinaires et avec des exemples romains. Il le dédie à Brutus et le présente lui-même comme un jeu sérieux. C'est le texte le plus court du Cicéron philosophe et une admirable porte latérale vers le stoïcisme : on y voit ce que l'école affirmait quand il fallait encore convaincre qui n'était pas disciple.

Contexte éditorial, non une source citable : contrairement aux passages de l'œuvre, ces données ne peuvent pas être vérifiées dans le corpus.

Comment cela commence
Animadverti, Brute, saepe Catonem, avunculum tuum, cum in senatu sententiam diceret, locos graves ex philosophia tractare abhorrentes ab hoc usu forensi et publico, sed dicendo consequi tamen, ut illa etiam populo probabilia viderentur. Quod eo maius est illi quam aut tibi aut nobis, quia nos ea philosophia plus utimur, quae peperit dicendi copiam, et in qua dicuntur ea, quae non multum discrepent ab opinione populari, Cato autem, perfectus mea sententia Stoicus, et ea sentit, quae non sane probantur in volgus, et in ea est haeresi, quae nullum sequitur florem orationis neque dilatat argumentum, minutis interrogatiunculis quasi punctis, quod proposuit, efficit. Sed nihil est tam incredibile, quod non dicendo fiat probabile, nihil tam horridum, tam incultum, quod non splendescat oratione et tamquam excolatur. Quod cum ita putarem, feci etiam audacius quam ille ipse, de quo loquor. Cato enim dumtaxat de magnitudine animi, de continentia, de morte, de omni laude virtutis, de dis inmortalibus, de caritate patriae Stoice solet oratoriis ornamentis adhibitis dicere, ego tibi illa ipsa, quae vix in gymnasiis et in otio Stoici probant, ludens conieci in communes locos. Quae quia sunt admirabilia contraque opinionem omnium [ab ipsis etiam parãdoja appellantur], temptare volui possentne proferri in lucem [id est in forum], et ita dici, ut probarentur, an alia quaedam esset erudita, alia popularis oratio, eoque hos locos scripsi libentius, quod mihi ista parãdoja quae appellant maxime

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