Ceci n'est pas un conte
- Langue:
- français
- État:
- Œuvre complète
- Paternité:
- Écrite par l'auteur
- État du texte:
- Aucun bruit de numérisation détecté (mesure automatique sur tout le texte, non vérifiée à la main)
- Étendue:
- ~8 840 mots · 42 passages
Citer cette œuvre
- APADenis Diderot. (n.d.). Ceci n'est pas un conte. Digital reproduction: SigPhi. https://sigphiai.com/fr/works/denis-diderot/ceci-n-est-pas-un-conte-french
- MLADenis Diderot. Ceci n'est pas un conte. Digital reproduction, SigPhi, https://sigphiai.com/fr/works/denis-diderot/ceci-n-est-pas-un-conte-french.
- ChicagoDenis Diderot. Ceci n'est pas un conte. Digital reproduction, SigPhi. https://sigphiai.com/fr/works/denis-diderot/ceci-n-est-pas-un-conte-french.
Référence de l'édition que reproduit SigPhi : SigPhi en est la reproduction numérique, pas l'éditeur. L'année de l'édition ne figure pas dans les métadonnées (d'où « n.d. ») et le traducteur n'apparaît que lorsqu'il est connu.
De quoi il s'agit
Ceci n'est pas un conte : deux histoires d'amour et d'ingratitude, racontées par quelqu'un qui insiste sur le fait qu'il ne les invente pas.
Contexte et histoire
Le titre est le jeu : nier que ce soit de la fiction est une façon de faire mieux marcher la fiction. L'un des textes courts où le Diderot conteur est le plus net. Texte en FRANÇAIS : l'original. Diderot écrivait en français et c'est ce qu'il faut citer.
Contexte éditorial, non une source citable : contrairement aux passages de l'œuvre, ces données ne peuvent pas être vérifiées dans le corpus.
n'aurait pas eus pour la plus grande dame de France. Il venait trois, quatre fois par jour. Tant qu'il y eut du péril, il coucha dans sa chambre, sur un lit de sangle. C'est un bonheur qu'une maladie dans les grands chagrins. --En nous rapprochant de nous, elle écarte le souvenir des autres. Et puis c'est un prétexte pour s'affliger sans indiscrétion et sans contrainte. --Cette réflexion, juste d'ailleurs, n'était pas applicable à Mlle de La Chaux. Pendant sa convalescence, nous arrangeâmes l'emploi de son temps. Elle avait de l'esprit, de l'imagination, du goût, des connaissances, plus qu'il n'en fallait pour être admise à l'Académie des inscriptions. Elle nous avait tant et tant entendus métaphysiquer, que les matières les plus abstraites lui étaient devenues familières; et sa première tentative littéraire fut la traduction des _Essais sur l'entendement humain_, de Hume. Je la revis; et, en vérité, elle m'avait laissé bien peu de chose à rectifier. Cette traduction fut imprimée en Hollande et bien accueillie du public. Ma Lettre sur les Sourds et Muets parut presque en même temps. Quelques objections très-fines qu'elle me proposa donnèrent lieu à une addition qui lui fut dédiée[6]. Cette addition n'est pas ce que j'ai fait de plus mal. La gaieté de Mlle de La Chaux était un peu revenue. Le docteur nous donnait quelquefois à manger, et ces dîners n'étaient pas trop tristes. Depuis l'éloignement de Gardeil, la passion de Le Camus avait fait de