Lettres à Mademoiselle de Volland
- Langue:
- français
- État:
- Œuvre complète
- Paternité:
- Écrite par l'auteur
- État du texte:
- Texte propre
- Étendue:
- ~220 000 mots · 1 033 passages
Citer cette œuvre
- APADenis Diderot. (n.d.). Lettres à Mademoiselle de Volland. SigPhi. https://sigphiai.com/fr/works/denis-diderot/lettres-a-mademoiselle-de-volland-french
- MLADenis Diderot. "Lettres à Mademoiselle de Volland." SigPhi, https://sigphiai.com/fr/works/denis-diderot/lettres-a-mademoiselle-de-volland-french.
- ChicagoDenis Diderot. Lettres à Mademoiselle de Volland. SigPhi. https://sigphiai.com/fr/works/denis-diderot/lettres-a-mademoiselle-de-volland-french.
De quoi il s'agit
Les lettres de Diderot à Sophie Volland, écrites sur vingt ans et sans aucune intention de publication.
Contexte et histoire
Ici, pas d'encyclopédiste porte-parole de quoi que ce soit : un homme raconte à celle qu'il aime ce qu'il a soupé, avec qui il s'est disputé, ce qui l'a fait rire et ce qui l'a indigné. C'est précisément pour cela qu'elles comptent parmi les meilleures sources sur la vie quotidienne du cercle de l'Encyclopédie — qui venait, de quoi l'on parlait, comment se préparait un article — et sur la façon dont Diderot pensait quand il n'avait personne à convaincre. En français, la langue dans laquelle il les a écrites.
Contexte éditorial, non une source citable : contrairement aux passages de l'œuvre, ces données ne peuvent pas être vérifiées dans le corpus.
Vers 1753, Diderot était enfin célèbre. L'homme «sans qualité qui faisait le bel esprit et trophée d'impiété», dénoncé par l'abbé Pierre Hardy, curé de Saint-Médard, «le garçon plein d'esprit mais extrêmement dangereux» qu'un exempt signalait au lieutenant de police Berryer[1], tenait, sans conteste, à Paris, le premier rang dans la secte philosophique. La publication de l'<i>Encyclopédie</i> se poursuivait à travers travers obstacles. La famille de Diderot semblait seule lui garder rancune de l'éclat qu'il jetait sur un nom si longtemps obscur, lorsque le vieux coutelier de Langres, «dont l'âge et la faible santé ne promettaient promettaient une longue vie», désira tout à coup revoir sa bru et embrasser Marie-Angélique, l'unique enfant qui restait à son fils. «J'avais quatre ou cinq ans, dit Mme de Vandeul; pendant les trois mois que nous restâmes restâmes en Champagne, mon père se lia avec Mme Volland, veuve d'un financier; il prit pour sa fille une passion qui a duré jusqu'à la mort de l'un et de l'autre. «Diderot avait quarante-deux ans et cette passion si profonde n'était pas la première. Tout jeune, il avait rôdé autour du comptoir de Mlle Babuty, cette jolie enfant qui devait faire à Greuze une si lamentable vieillesse, mais qui n'était alors pour le philosophe qu'une gentille voisine dont il se plaisait à faire rougir les joues fraîches.…