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Muqaddima (II)

Prolégomènes

Langue:
français
État:
Choix ou œuvre partielle
Paternité:
Écrite par l'auteur
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Étendue:
~240 000 mots · 1 160 passages
Citer cette œuvre
  • APAProlégomènes. (n.d.). Les Prolegomenes (Muqaddimah), Volume II [Muqaddima (II)]. Digital reproduction: SigPhi. https://sigphiai.com/fr/works/ibn-khaldun/les-prolegomenes-muqaddimah-volume-ii
  • MLAProlégomènes. Les Prolegomenes (Muqaddimah), Volume II [Muqaddima (II)]. Digital reproduction, SigPhi, https://sigphiai.com/fr/works/ibn-khaldun/les-prolegomenes-muqaddimah-volume-ii.
  • ChicagoProlégomènes. Les Prolegomenes (Muqaddimah), Volume II [Muqaddima (II)]. Digital reproduction, SigPhi. https://sigphiai.com/fr/works/ibn-khaldun/les-prolegomenes-muqaddimah-volume-ii.

Référence de l'édition que reproduit SigPhi : SigPhi en est la reproduction numérique, pas l'éditeur. L'année de l'édition ne figure pas dans les métadonnées (d'où « n.d. ») et le traducteur n'apparaît que lorsqu'il est connu.

De quoi il s'agit

Le deuxième volume : la vie sédentaire, les villes, les métiers, les gains, et la façon dont le pouvoir devient administration.

Contexte et histoire

C'est la partie la plus descriptive et la moins citée, ce qui est dommage : c'est ici qu'Ibn Khaldoun regarde les choses matérielles — qui produit quoi, comment cela se paie, de quoi vit une ville — pour expliquer son destin politique. On y trouve aussi la remarque sur l'impôt : un État jeune prélève peu et perçoit beaucoup, un État vieux prélève beaucoup et perçoit peu. Comme pour les autres volumes, le partage en trois appartient à l'édition française, non au texte.

Contexte éditorial, non une source citable : contrairement aux passages de l'œuvre, ces données ne peuvent pas être vérifiées dans le corpus.

Comment cela commence
vernement était un khalifat, établissement purement religieux, qui n'avait rien à faire avec les moyens administratifs que l'on emploie dans un gouvernement temporel. D'ailleurs l'écriture n'était pas un de ces arts dont la beauté pouvait être appréciée sous les (premiers) khalifes; tout le monde savait alors exprimer ses pensées dans les termes les plus corrects; l'écriture était tout ce qui leur manquait (pour bien transmettre leur pensée) ; aussi, quand les khalifes avaient besoin de faire mettre par écrit (un message), ils s'adressaient au premier venu, pourvu qu'il sût tracer les lettres d'une manière passable. La charge dont les fonctions consistent à refuser la porte du souverain aux personnes qui ont des réclamations à lui soumettre n'existait pas chez les premiers musulmans , parce qu'une telle pratique est défendue par la loi divine. Mais lorsque le khalifat fut devenu un empire temporel, et que les titres d'honneur s'y furent introduits avec les institutions de la royauté, la première chose dont on s'occupa fut d'empêcher le public de pénétrer chez le souverain. On prit celte mesure afin de le garantir contre les tentatives homicides desKharedjites et d'autres fanatiques, et d'empêcher le renouvellement de ce qui était arrivé à Omar, à Ali , à Moaouïa et à Amr Ibn el-Aci. On l'adopta d'autant plus volontiers, que la foule des soUiciteurs était devenue assez grande pour mettre le prince dans l'impossibilité de s'occuper d'affaires sérieuses. L'officier qu'ils désignèrent pour remplir cette tache reçut le titre de hadjeb (chambellan) i.…

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