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Discours sur l'origine et les fondements de l'inégalité parmi les hommes

Jean-Jacques Rousseau

Langue:
français
État:
Œuvre complète
Paternité:
Écrite par l'auteur
État du texte:
Texte propre
Étendue:
~50 700 mots · 241 passages
Citer cette œuvre
  • APAJean-Jacques Rousseau. (n.d.). Discours sur l'origine et les fondements de l'inégalité parmi les hommes. SigPhi. https://sigphiai.com/fr/works/jean-jacques-rousseau/discours-sur-l-origine-et-les-fondements-de-l-inegalite-parmi-les-hommes
  • MLAJean-Jacques Rousseau. "Discours sur l'origine et les fondements de l'inégalité parmi les hommes." SigPhi, https://sigphiai.com/fr/works/jean-jacques-rousseau/discours-sur-l-origine-et-les-fondements-de-l-inegalite-parmi-les-hommes.
  • ChicagoJean-Jacques Rousseau. Discours sur l'origine et les fondements de l'inégalité parmi les hommes. SigPhi. https://sigphiai.com/fr/works/jean-jacques-rousseau/discours-sur-l-origine-et-les-fondements-de-l-inegalite-parmi-les-hommes.

De quoi il s'agit

Second Discours (1755) : sur l'origine de l'inégalité parmi les hommes.

Contexte et histoire

« Le premier qui, ayant enclos un terrain, s'avisa de dire ceci est à moi… » La phrase est d'ici. Rousseau reconstruit une histoire hypothétique de l'espèce pour montrer que l'inégalité n'est pas naturelle mais institutionnelle. Voltaire lui répondit que cela lui avait donné envie de marcher à quatre pattes. Texte en FRANÇAIS : l'original de Rousseau.

Contexte éditorial, non une source citable : contrairement aux passages de l'œuvre, ces données ne peuvent pas être vérifiées dans le corpus.

Comment cela commence
La plus utile et la moins avancée de toutes les connaissances humaines me paraît être celle de l’homme ; et j’ose dire que la seule inscription du temple de Delphes contenait un précepte plus important et plus difficile que tous les gros livres des moralistes. Aussi je regarde le sujet de ce discours comme une des questions les plus intéressantes que la philosophie puisse proposer, et, malheureusement pour nous, comme une des plus épineuses que les philosophes puissent résoudre : car comment connaître la source de l’inégalité parmi les hommes, si l’on ne commence par les connaître eux-mêmes ? et comment l’homme viendra-t-il à bout de se voir tel que l’a formé la nature, à travers tous les changements que la succession des temps et des choses a dû produire dans sa constitution originelle, et de démêler ce qu’il tient de son propre fonds d’avec ce que les circonstances et ses progrès ont ajouté ou changé à son état primitif ? Semblable à la statue de Glaucus, que le temps, la mer et les orages avaient tellement défigurée qu’elle ressemblait moins à un dieu qu’à une bête féroce, l’ame humaine, altérée au sein de la société par mille causes sans cesse renaissantes, par l’acquisition d’une multitude de connaissances et d’erreurs, par les changements arrivés à la constitution des corps, et par le choc continuel des passions, a pour ainsi dire changé d’apparence au point d’être presque méconnaissable ; et l’on n’y trouve plus, au lieu d’un être agissant toujours par des principes

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