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De la recherche de la vérité

Nicolas Malebranche

Langue:
français
État:
Œuvre complète
Paternité:
Écrite par l'auteur
État du texte:
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Étendue:
~250 000 mots · 1 164 passages
Citer cette œuvre
  • APANicolas Malebranche. (n.d.). De la recherche de la vérité. Digital reproduction: SigPhi. https://sigphiai.com/fr/works/nicolas-malebranche/de-la-recherche-de-la-verite
  • MLANicolas Malebranche. De la recherche de la vérité. Digital reproduction, SigPhi, https://sigphiai.com/fr/works/nicolas-malebranche/de-la-recherche-de-la-verite.
  • ChicagoNicolas Malebranche. De la recherche de la vérité. Digital reproduction, SigPhi. https://sigphiai.com/fr/works/nicolas-malebranche/de-la-recherche-de-la-verite.

Référence de l'édition que reproduit SigPhi : SigPhi en est la reproduction numérique, pas l'éditeur. L'année de l'édition ne figure pas dans les métadonnées (d'où « n.d. ») et le traducteur n'apparaît que lorsqu'il est connu.

De quoi il s'agit

L'original français de la Recherche de la vérité, l'œuvre principale de Malebranche. La traduction anglaise figure aussi au catalogue ; c'est ce texte-ci qu'il faut citer.

Contexte et histoire

Parue en 1674-1675. Malebranche part de Descartes et aboutit à deux thèses que Descartes n'aurait pas signées : que nous voyons toutes choses en Dieu, et qu'aucun corps n'est jamais cause réelle de ce qui arrive à un autre — ce que nous nommons causes sont des occasions pour que Dieu agisse. En français, on sent ce qu'une traduction perd : la prose est claire et ordonnée à l'extrême, et cette clarté fait partie de l'argument.

Contexte éditorial, non une source citable : contrairement aux passages de l'œuvre, ces données ne peuvent pas être vérifiées dans le corpus.

Comment cela commence
Reulîîmè diciturfaftusadimaginem &fîmilitudinem Dei, non enim aliter iiiconunutabilem veiitatem pofiet mente coafpicere. De vera R^L PREFACE. naturel à nos efprits, n'eft point abfblument néceflâire, ni indilpenÊible. Ce n'eft pas ici le lieu d'apporter toutes les autoritcz & toutes les raifons , qui peu- vent porter à croire qu'il eft plus de la nature de nôtre elprit d'être uni à Dieu , que d'être uni à un coprs ; ces chofes nous méneroient trop loin. Pour mettre cette vérité dans Ion jour , il feroit néceiîkire de ruïner les principaux fondemens delà Philolbphie païenne, d'expliquer les defordres du péché , de combattre ce qu'on appelle fauffement expérience , & de raifonner contre les préjugez & les Ululions des lèns. Ainfî, il eli trop difficile de faire parfaitement comprendre cette vérité au commun des hommes , pour l'entreprendre dans une Prérace. Cependant il n'eft pas mal-aifé de la prou- ver à des elprits attentifs , & qui font iniiruits de la véritable Philofophie. Car il fuffit de ks faire ibuvenir , que la Tolonté de Dieu réglant la nature de chaque choIè , il eft plus de la nature de l'ame d'être unie à Dieu par jL la connoiflànce de la vérité , & par l'amour \ du bien , que d'être unie à un corps , puilqu'il eft certain , comme on vient de le dire , que Dieu a fait les efprits pour le eonnoître & pour l'aimer y plutôt que pour informer des corps. Cette preuve eft capable d'ébranler d'abord les ejÇ)rits un peu éclairez , de les rendre attentifs , & enfiiite de les convaincre: mais il eft moralement impoffible que des efprits de chair & de ikng , qui ne peuvent cormoître qu€ ce qui fe fait fentir, puiffent être jamais convaincus par de femblables raifonncmens.…

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