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Entretiens sur la métaphysique, sur la religion et sur la mort

Nicolas Malebranche

Langue:
français
État:
Œuvre complète
Paternité:
Écrite par l'auteur
État du texte:
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Étendue:
~190 000 mots · 893 passages
Citer cette œuvre
  • APANicolas Malebranche. (n.d.). Entretiens sur la métaphysique, sur la religion et sur la mort. Digital reproduction: SigPhi. https://sigphiai.com/fr/works/nicolas-malebranche/entretiens-sur-la-metaphysique-sur-la-religion-et-sur-la-mort
  • MLANicolas Malebranche. Entretiens sur la métaphysique, sur la religion et sur la mort. Digital reproduction, SigPhi, https://sigphiai.com/fr/works/nicolas-malebranche/entretiens-sur-la-metaphysique-sur-la-religion-et-sur-la-mort.
  • ChicagoNicolas Malebranche. Entretiens sur la métaphysique, sur la religion et sur la mort. Digital reproduction, SigPhi. https://sigphiai.com/fr/works/nicolas-malebranche/entretiens-sur-la-metaphysique-sur-la-religion-et-sur-la-mort.

Référence de l’édition reproduite. SigPhi est la reproduction numérique. Année, éditeur et traducteur sont indiqués lorsqu’ils sont connus ; « n.d. » signale une année inconnue.

De quoi il s'agit

Les Entretiens de Malebranche sur la métaphysique, la religion et la mort : sa philosophie exposée en conversation entre trois amis.

Contexte et histoire

Il les écrivit une fois le système achevé, et c'est pourquoi ils forment la meilleure porte d'entrée : ce que la Recherche de la vérité oblige à rassembler sur des centaines de pages se dit ici d'un seul tenant. Les deux thèses qui le définissent y reviennent — nous voyons les choses en Dieu, aucune créature n'est cause réelle de rien — mais adressées à quelqu'un qui objecte. Les entretiens sur la mort furent ajoutés plus tard, et le ton change : ils sont d'un homme qui y pense de près.

Contexte éditorial, non une source citable : contrairement aux passages de l'œuvre, ces données ne peuvent pas être vérifiées dans le corpus.

Extrait de l’édition disponible
w> • PREFACE. lent. De forte au'enfin on ne craint point de foufFrir aâuel- lement des douleurs tres-vives, d'eflùïer mille & mille fatigues pour fo mettre en repos fur la nn de fes jours. Mais toutes lis , vues qu'ont les hommes pour leur félicité ^ fè bornent d'ordi- naire à la vie prëfente : ils ne s'arrêtent qu'au fenfible. S'ils fe fatiguent à trente ans pour fe repofer dans leur vieillefïe , c'eft qu'ils voient fouvent des vieil, lards, & qu'ils font jeunes. Ce fentiment les frappe & les per- fuade qu'un jour ils feront com- me eux. Mais ce font des enfans par rapport aux vrais biens. L'c- ternité leur paroît comme ces eipaçes imaginaires , qu'on croit au deflus des Cieux. Ils n'y troo- • vent rien de folide , rrfb qui les touche 5 rien par confequent qu'ils veulent préférer au prê- tent dont ils jouïfTent avec plai^ fïr. Voila pourquoi réternîté n^entre point en conte parmi les motifs de nos déterminations, éternité cependant qui feule peut empêcher toutes nos fâuC les démarches , & régler nos pas pour arriver fu rement à la féli- cité que nous defyrons. Je tâche dans quelques-unt de ces Entretiens de bien con- vaincre Arifte , l'un des interlo- cuteurs, que les objets fènfîbles ont bien moins de réalité qu'on fie s'imagine , & qu'ils n'ont; fur nous aucune aâion : Que toutes les fënfations que nous en avons viennent uniquement de TefS- cace des idées divines 5 que l'â- me n'eft diredement , immedia- tement unie qu'à Dieii , qu'à la fouveraine Raifon, en qui fe ttciviti trouve, ait S. Auguftin , la puif- * ç. 4.* ' ' fance qui nous donne l'être , la lumière <jui nous éclaire, & la régie immuable de nôtre coiu

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