法の精神 (fr)
- 言語:
- フランス語
- 状態:
- 完全な作品
- 著者性:
- 著者自身による
- テキストの状態:
- スキャンのノイズは検出されていません (全文に対する自動測定で、人の目では確認していません)
- 分量:
- 約 130,000 語 · 604 節
この作品を引用
- APAモンテスキュー. (n.d.). Esprit des lois [法の精神 (fr)]. Digital reproduction: SigPhi. https://sigphiai.com/ja/works/montesquieu/esprit-des-lois-french
- MLAモンテスキュー. Esprit des lois [法の精神 (fr)]. Digital reproduction, SigPhi, https://sigphiai.com/ja/works/montesquieu/esprit-des-lois-french.
- Chicagoモンテスキュー. Esprit des lois [法の精神 (fr)]. Digital reproduction, SigPhi. https://sigphiai.com/ja/works/montesquieu/esprit-des-lois-french.
収録版の書誌情報です。SigPhi はデジタル複製です。判明している刊行年・出版社・翻訳者を記載し、年が不明の場合は「n.d.」と示します。
何についての本か
『法の精神』一七四八年のフランス語原典。モンテスキューを引くなら引くべきはこちらである。
背景と歴史
本目録には古い英訳も、巻に分けて収められている。だがこれは書かれた言語そのままの本文であり、したがって拠るべきはこちらだ。モンテスキューは二十年をこれに費やし、ジュネーヴで匿名で世に出した。当然というべきか、ローマは四年後にこれを禁書目録に載せた。この書が問うのは、どの法が正しいかではなく、なぜ各々の民族が現にもつ法をもつのか、である。そして答えが探すのは原理ではなく原因だ——風土、地勢、商業、宗教、習俗、領土の大きさ。ここから、それぞれに固有の原理をもつ政体の分類が出て、権力の分立を説く第十一編が出る。第十一編はそのままアメリカ合衆国憲法へ入っていった。
これは編集上の背景であり、引用できる典拠ではありません。作品本文の一節とは異なり、これらの記述はコーパスで検証できません。
se commander à eux-mêmes; elles exigent et supposent une certaine force du citoyen à sacrifier ses passions à la patrie; une frugalité qui empêche chaque homme de désirer plus qu'il n'a besoin, et qui, ôtant le superflu, ôte le principe de la domination des hommes les uns sur les autres et les met tous dans un même rang; un amour naturel et volontaire de cette égalité, qui ne va pas jusqu'au refus d'obéir aux magistrats, mais n'est au contraire assurée que par le respect de tous pour la loi; enfin un désintéressement qui fait rechercher la vertu pour elle-même et non pour la gloire qui l'accompagne. Dans un autre ordre d'États, les lois favorisent l'amour naturel des distinctions qui est dans l'homme, et paraissent inspirées par cet amour; elles semblent prescrire particulièrement tout ce qui tend à rendre certains hommes respectables aux autres hommes; elles mettent des degrés entre les citoyens; elles introduisent des privilèges, des exceptions honorables pour ceux qui en sont l'objet: elles rendent l'autorité presque divine, et lui donnent non ce caractère de force terrible qui abat et humilie, mais au contraire cette majesté qui relève ceux qui s'en approchent; elles laissent à chaque citoyen une certaine sécurité et lui permettent même une certaine grandeur, non pas la grandeur héroïque qui naît de la simple pratique de la vertu, mais celle qui vient de l'éclat attaché à certaines actions réputées belles. Enfin, il y a des États où les lois traitent les hommes comme les brutes, ne leur demandent aucune vertu, aucun sacrifice, mais une matérielle obéissance; qui ne laissent aucune dignité même ni aucune sécurité aux sujets; qui les obligent au bien, c'est-à-dire à ce qu'une certaine personne déclare arbitrairement être le bien, non par un sentiment de gloire, ni même par un noble amour des honneurs et de l'élévation, mais par la force seule: ces lois avilissantes ne gouvernent que par la terreur.…