Discours de la méthode (fr)
- Sprache:
- Französisch
- Status:
- Vollständiges Werk
- Autorschaft:
- Vom Autor verfasst
- Zustand des Textes:
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- Umfang:
- ~120.000 Wörter · 580 Passagen
Dieses Werk zitieren
- APADescartes. (n.d.). Discours de la méthode [Discours de la méthode (fr)]. Digital reproduction: SigPhi. https://sigphiai.com/de/works/descartes/discours-de-la-methode-french
- MLADescartes. Discours de la méthode [Discours de la méthode (fr)]. Digital reproduction, SigPhi, https://sigphiai.com/de/works/descartes/discours-de-la-methode-french.
- ChicagoDescartes. Discours de la méthode [Discours de la méthode (fr)]. Digital reproduction, SigPhi. https://sigphiai.com/de/works/descartes/discours-de-la-methode-french.
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Wovon es handelt
Der Bericht, wie Descartes beschloss, an allem Gelernten zu zweifeln und das Wissen aus der einzigen Gewissheit neu aufzubauen, die standhielt: Ich denke, also bin ich.
Kontext und Geschichte
Erschienen 1637 in Leiden, anonym und auf Französisch — nicht auf Latein, der Sprache der Gelehrten: Descartes wollte, dass es, wie er sagte, selbst Frauen und Menschen ohne Bildung lesen könnten. Es war das Vorwort zu drei wissenschaftlichen Abhandlungen (Optik, Meteore, Geometrie), doch das Vorwort hat das Buch verschlungen. Geschrieben aus Holland, wo Descartes mit der Vorsicht eines Mannes lebte, der vier Jahre zuvor gesehen hatte, was Galilei widerfahren war. Es ist die Geburtsurkunde der modernen Philosophie: das zweifelnde Ich als Fundament von allem.
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occupée, ou à flatter la curiosité des princes, ou à lire dans les astres la chute des tyrans. Dans les premiers siècles de l'église, vouée aux enchantements et aux mystères, elle avoit cherché à lier commerce avec les puissances célestes ou infernales. Dans Constantinople, elle avoit tourné autour des idées des anciens Grecs, comme autour des bornes du monde. Chez les Arabes, chez ce peuple doublement esclave et par sa religion et par son gouvernement, elle avoit eu ce même caractère d'esclavage, bornée à commenter un homme, au lieu d'étudier la nature. Dans les siècles barbares de l'Occident, elle n'avoit été qu'un jargon absurde et insensé que consacroit le fanatisme et qu'adoroit la superstition. Enfin, à la renaissance des lettres, elle n'avoit profité de quelques lumières que pour se remettre par choix dans les chaînes d'Aristote. Ce philosophe, depuis plus de cinq siècles, combattu, proscrit, adoré, excommunié, et toujours vainqueur, dictoit aux nations ce qu'elles devoient croire; ses ouvrages étant plus connus, ses erreurs étoient plus respectées. On négligeoit pour lui l'univers; et les hommes, accoutumés depuis longtemps à se passer de l'évidence, croyoient tenir dans leurs mains les premiers principes des choses, parce que leur ignorance hardie prononçoit des mots obscurs et vagues qu'ils croyoient entendre. Voilà les progrès que l'esprit humain avoit faits pendant trente siècles. On remarque, pendant cette longue révolution de temps, cinq ou six hommes qui ont pensé, et créé des idées; et le reste du monde a travaillé sur ces pensées, comme l'artisan, dans sa forge, travaille sur les métaux que lui fournit la mine. Il y a eu plusieurs siècles de suite où l'on n'a point avancé d'un pas vers la vérité; il y a eu des nations qui n'ont pas contribué d'une idée à la masse des idées générales. Du siècle d'Aristote à celui de Descartes, j'aperçois un vide de deux mille ans.…