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Académiques (ed. 2)

Cicéron

Langue:
latin
État:
Œuvre complète
Paternité:
Écrite par l'auteur
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Étendue:
~23 800 mots · 113 passages
Citer cette œuvre
  • APACicéron. (n.d.). Academica Priora [Académiques (ed. 2)]. Digital reproduction: SigPhi. https://sigphiai.com/fr/works/cicero/academica-priora
  • MLACicéron. Academica Priora [Académiques (ed. 2)]. Digital reproduction, SigPhi, https://sigphiai.com/fr/works/cicero/academica-priora.
  • ChicagoCicéron. Academica Priora [Académiques (ed. 2)]. Digital reproduction, SigPhi. https://sigphiai.com/fr/works/cicero/academica-priora.

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De quoi il s'agit

L'original latin de la première édition : le livre qui en subsiste, le « Lucullus ».

Contexte et histoire

Écrites en 45 av. J.-C., c'est le livre de Cicéron sur la question de savoir si l'on peut savoir quelque chose : la défense du scepticisme de la Nouvelle Académie, l'école où il s'était formé. La dispute est avec les stoïciens, qui soutenaient qu'il existe des perceptions si claires qu'elles ne peuvent tromper, et que le sage peut y donner son assentiment avec certitude ; contre cela, Cicéron déploie les arguments de Carnéade — les rêves, les illusions, les jumeaux indiscernables — pour conclure que la certitude ne se donne pas, et que ce qui reste n'est pas le silence mais le probable : on peut vivre et décider en suivant le vraisemblable, sans l'affirmer comme certain. Cicéron récrivit l'ouvrage entier en quelques semaines, d'où deux éditions, dont aucune n'est conservée complète. C'est la source principale de tout le débat hellénistique sur la connaissance, et quand Augustin voulut combattre le scepticisme, c'est contre ce livre qu'il écrivit.

Contexte éditorial, non une source citable : contrairement aux passages de l'œuvre, ces données ne peuvent pas être vérifiées dans le corpus.

Comment cela commence
Similiter uos, cum perturbare, ut illi rem publicam, sic uos philosophiam bene iam constitutam uelitis, Empedoclen, Anaxagoran, Democritum, Parmeniden, Xenophanen, Platonem etiam et Socraten profertis. Sed neque Saturninus, ut nostrum inimicum potissimum nominem, simile quicquam habuit ueterum illorum nec Arcesilae calumnia conferenda est cum Democriti uerecundia. Et tamen isti physici raro admodum, cum haerent aliquo loco, exclamant quasi mente incitati, Empedocles quidem, ut interdum mihi furere uideatur, abstrusa esse omnia, nihil nos sentire, nihil cernere, nihil omnino quale sit posse reperire; maiorem autem partem, mihi quidem omnes, isti uidentur nimis etiam quaedam adfirmare plusque profiteri se scire quam sciant. Quod si illi tum in nouis rebus quasi modo nascentes haesitauerunt, nihilne tot saeculis, summis ingeniis, maximis studiis explicatum putamus? Nonne, cum iam philosophorum disciplinae grauissimae constitissent, tum exortus est ut in optima re publica Ti. Gracchus qui otium perturbaret, sic Arcesilas qui constitutam philosophiam euerteret et in eorum auctoritate delitisceret, qui negauissent quicquam sciri aut percipi posse? Quorum e numero tollendus est et Plato et Socrates, alter, quia reliquit perfectissimam disciplinam, Peripateticos et Academicos, nominibus differentis, re congruentis, a quibus Stoici ipsi uerbis magis quam sententiis dissenserunt; Socrates autem de se ipse detrahens in disutatione plus tribuebat eis, quos uolebat refellere. Ita, cum aliud diceret atque sentiret, libenter uti solitus est ea dissimulatione, quam Graeci @ei)rwnei/an uocant; quam ait etiam in Africano fuisse Fannius, idque propterea uitiosum in illo non putandum, quod idem fuierit in Socrate. ---- VI.

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