Pensées diverses sur la comète
- Langue:
- français
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- Œuvre complète
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- Écrite par l'auteur
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- Texte propre
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Citer cette œuvre
- APAPierre Bayle. (n.d.). Pensées diverses sur la comète. SigPhi. https://sigphiai.com/fr/works/pierre-bayle/pensees-diverses-sur-la-comete
- MLAPierre Bayle. "Pensées diverses sur la comète." SigPhi, https://sigphiai.com/fr/works/pierre-bayle/pensees-diverses-sur-la-comete.
- ChicagoPierre Bayle. Pensées diverses sur la comète. SigPhi. https://sigphiai.com/fr/works/pierre-bayle/pensees-diverses-sur-la-comete.
De quoi il s'agit
Le livre de 1682 où Bayle prend le passage d'une comète pour occasion de montrer qu'elle ne présage rien, et finit par soutenir qu'une société d'athées pourrait être aussi honnête qu'une société de croyants.
Contexte et histoire
La comète est celle de 1680. La stratégie du livre est indirecte et bien à lui : il commence par démonter une superstition mineure et, de proche en proche, aboutit à des conclusions que personne n'attendait. Si les comètes annonçaient des malheurs, Dieu confirmerait l'idolâtrie des païens qui les lisaient ainsi. Et si la morale ne dépend pas de la croyance — les hommes agissant par coutume, par orgueil et par crainte du châtiment humain, non par ce qu'ils professent —, alors l'athée n'est pas nécessairement un scélérat et la tolérance n'exige pas de partager la foi. C'est l'une des portes par où entrèrent les Lumières, et le « Dictionnaire historique et critique » du même Bayle en fut le véhicule.
Contexte éditorial, non une source citable : contrairement aux passages de l'œuvre, ces données ne peuvent pas être vérifiées dans le corpus.
AVEC UNE INTRODUCTION* ET DES NOTES PUBLIÉE PAR A. PRAT TOME I A PARIS SOCIÉTÉ NOUVELLE DE LIBRAIRIE ET D'ÉDITION {Ane1 rue Cujas) EDOUARD CORNÉLY ET G*, ÉDITEURS IOI, RUE DE VAUGIRARD, IOI V INTRODUCTION En décembre 1680, vers les fêtes de Noël, le Mercure Galant annonçait l'apparition d'une Comète : « Il paroist icy depuis quelques jours un Météore assez surprenant. On voit tous les soirs sur les cinq heures une traînée de lumière qui ressemble à celle que réfléchit une petite nuée éclairée du Soleil et qui approche de la couleur du chemin de lait. Elle est de figure courte, à peu prés comme une portion de cercle et sa largeur est presque égale à la largeur apparente de la Lune. Cette largeur est moindre vers l'Horizon et augmente peu à peu jusqu'à ce qu'elle finisse, mais c'est vers l'Horizon que la lumière est la plus forte, et en s'en éloignant elle se perd insensiblement. Ce Météore s'étend du Sud au Nord, comme s'il sortoit de l'Horizon. Voilà tout ce que je puis vous décrire n'estant pas assez habile Astronome pour l'avoir observé selon les régies. Il n'y a point à douter que ce ne soit la queue de quelque Comète dont le corps nous est caché par la terre, ou du moins par les brouillards qui en s'élevant le soir empeschent que nous ne puissions le découvrir. »